Compte-rendus

Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 10:58

De longue date, j’ai coché dans mon agenda la date du 3 juin prochain pour m’essayer au triathlon. Depuis le mois de janvier, avec plus ou moins d’assiduité, je me rends deux fois par semaine à la piscine et tâte de la petite reine dans cette optique.

 

Hier, je m’étais inscrit à l’Ironmanneke, un triathlon promo qui a lieu sur le site de la base militaire de l’Otan à Evere et qui propose 500 mètres de natation, 18 kilomètres en vélo et 6,2 kilomètres de course à pied.

 

La natation, c’est mon cauchemar.  Si je nage 1500 mètres en crawl sans aucune difficulté respiratoire, je suis à peu près aussi rapide qu’une tortue anémique et le fait de m’être entraîné au pullboy ne m’aidera pas aujourd’hui car les combinaisons sont interdites …

 

Arrivé sur place avec ma famille, on repère très vite le parc à vélos et, après avoir récupéré les dossards, la puce électronique et les bracelets qui m’identifient, je m’installe. Préparation des chaussures de vélo et de CAP, du casque, des essuies et de la tri-fonction (la combinaison qui permet de faire les trois sports).  

 

Le temps d’encourager Thibaud qui fait le triathlon découverte et c’est l’heure de me préparer. J’enfile la trifonction dans le parc à vélo et rentre vite à l’intérieTri 1ur du complexe où la température est plus clémente. Une petite photo avec Cédric dont c’est aussi la première expérience et l’ironman Yves Meurisse en pleine préparation pour Francfort et on se retrouve dans le sas de la piscine pour le départ.

 

Avec Yves Meurisse et Cédric Lebon, trois AXA Boys sur la route de NY... 


Ces nains de l’organisation m’ont mis dans la septième vague, l’avant-dernière, alors qu’ils ont décrété que les vagues les plus rapides partaient en dernier.  Je me retrouve donc avec des pros qui parlent d’Embrun, de Nice ou d’Hawai alors que je suis un néophyte. Qu’est-ce que je fais là ? Trop tard pour gamberger, on nous appelle dans l’eau et c’est parti. Je nage à mon rythme, sans me carboniser mais très vite, je suis tout seul dans l’eau, mes partenaires de couloir avancent bien plus vite que moi … 20 longueurs à faire et après 13, ils me prennent deux longueurs d’avance. Enfin, j’en termine, nous ne sommes plus que deux dans la piscine et je sors en courant sur le tapis rouge qui mène au parc à vélos. Là, je m’essuie rapidement, enfile le maillot AXA manches longues, des chaussettes, mes chaussures de vélo, mon casque et c’est parti pour le vélo et 18 kilomètres.

 

Deux boucles de 9 kilomètres assez roulantes, il ne fait pas trop chaud - doux euphémisme – et je trouve mon rythme assez rapidement. Je suis même surpris de rouler si vite. A l’entraînement, je tourne généralement à 24 km/H. Je termine ma première boucle quand de furieux coups de klaxon éclatent derrière moi. Un scooter de l’organisation m’invite à serrer à droite et je suis dépassé par deux ovnis sur des machines futuristes.   Ce sont les deux premiers de la vague 8 qui m’ont déjà repris un quart d’heure et qui me laissent littéralement sur place au point que je pensais être arrêté…    

 

Deuxième boucle du circuit encore plus rapide (tout est relatif) et le fait de connaître le tour meTri 3 permet de mieux jauger l’effort. Je termine le vélo en 38’41 soit à 27,9 km/H de moyenne, largement supérieure à mon rythme d’entraînement. De nouveau un passage par le parc à vélos pour déposer la machine, enfiler mes runnings et enlever mon casque. Merci Thibaud de me l’avoir crié sinon je partais avec … Moi qui riais en lisant le compte rendu d’une triathlète de Charleroi à qui la mésaventure était arrivée, j’étais à deux doigts de faire pareil.  

 

A l'arrivée du parcours vélo   

 

 

6,2 kilomètres de course à pied et je suis le conseil de Yves : ne pas partir trop vite pour laisser aux jambes le temps de s’acclimater à l’effort. Les premiers hectomètres sont effectivement bizarres et il leur faut le temps de se remettre en route ! tri 5Ici, je suis en terrain connu et si le premier kilomètre est couru en 4’51, la cadence augmente très rapidement pour revenir à des valeurs qui me correspondent mieux. Je dépasse une dizaine de concurrents dont certains à la dérive – alors que le circuit ne présente aucune difficulté - et boucle le parcours en 27’23 soit à 13,6 kil de moyenne. Je suis étonné de mon état de fraîcheur après 1H23 d’effort …

 

Et c'est parti pour la CAP...  

 

 

 

 

A l’analyse des résultats, je termine 98ieme sur 149 classés (alors que 180 s’étaient inscrits) et si la natation est sans surprise catastrophique, je suis étonné du temps également perdu pendant les transitions alors que je pensais m’en tirer pas trop mal. Enfin, en tournant en moyenne à 4’25 au mille, je ne suis que 65ieme sur la CAP, c’est dire les avions qui étaient inscrits sur cette épreuve …

 

 

Un mot pour conclure sur l’organisation : parfaite en tous points. L’horaire des vagues à la piscine est rigoureusement respecté, les tapis pour les transitions sont bien placés, les parcours sont très bien signalés et l’animateur au micro met une belle ambiance sur le site. Ce fut une très belle après-midi avec en prime le T-shirt de finisher (le début d’une longue série ?) Il n’a manqué qu’un rayon de soleil et 10 degrés de plus.

 

Rendez-vous à l’Eau d’Heure … dans 27 jours pour un quart de triathlon en espérant un miracle nautique ce jour-là … Allo Jésus ?        

Par olirun - Publié dans : Compte-rendus
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